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Cet été-là

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Maud Le gazan
978-2-36946-044-2
2020
Roman
Littérature contemporaine

Thierry n’a rien oublié de ses vacances passées à Hourtin lorsqu’il était adolescent en 1999. C’est pour ça qu’un jour de 2014, il décide de revenir dans le camping de son adolescence accompagné, cette fois-ci, de son fils et de sa compagne.
Que vient-il donc chercher à l’endroit même de ce merveilleux été qui fut aussi le cadre de sa pire déception ? En effet, c’est là, à Hourtin, qu’il vit pour la dernière fois son père Ludovic qui après une semaine passée avec eux avait décidé, subitement, de quitter le foyer familial. Y revenir quinze ans plus tard, autorisera-t-il Thierry à comprendre le pourquoi à ce terrible abandon ?
Ou alors Thiery est tellement certain de sa rupture prochaine avec Mylène qu’agissent en lui de terribles instincts destructeurs. À Hourtin, il avait connu ses premiers émois amoureux avec Alice, une jeune fille qu’il n’arrive toujours pas à oublier. En revenant là quinze ans plus tard, il pense pouvoir retrouver Alice avec, pourquoi pas, le secret espoir de renouer avec elle.
Égaré par tout ce qui le hante ; perdu entre l’espoir d’une autre vie et une insondable nostalgie, Thierry ne pouvait rien anticiper de la terrible vérité que lui réservait son retour à Hourtin. Car, davantage qu’une autre vie, ce sont les drames d’hier qui s’imposeront à lui pendant cet été au million de promesses.
Entre nostalgie et anticipation, Cet été-là narre une initiation. Thierry y souffre et s’y révèle pour son plus grand bénéfice, afin que cessent de le hanter les terribles questions touchant à son propre bonheur.
Alternant les récits, les époques et les interrogations, Maud Le gazan livre avec ce récit un éblouissant roman d’initiation ; celle d’un homme en prise avec les démons d’une enfance sacrifiée. Cet été-là est la troisième parution de Maud Le gazan aux éditions Myriel.

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Luther socialiste

Aux origines métaphysiques du Socialisme

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Jean Jaurès
978-2-36946-085-5
2020
Essai
Philosophie

Au regard des âpres combats de Jaurès, il aurait normalement dû exister une distance infinie entre lui, chantre des réalités concrètes et du matérialisme, et Luther, homme de spiritualité. Mais ce serait mal connaître la profonde modernité du docteur de la foi protestante ainsi que l’exceptionnelle ouverture d’esprit de Jaurès que de penser comme ça. Ce serait, tout autant, oublier l’incessant va-et-vient entre politique et philosophie dans le Jaurésisme, là où le Luthérianisme fut souvent une conciliation espérée entre impératif de révolte et aspirations métaphysiques.

La révolte et l’insatisfaction face à l’ordre du monde, voilà bien les deux traits de caractère partagés entre nos deux hommes autorisant, par-delà les siècles, leur rencontre et leur dialogue. Et Jaurès d’encore un peu confirmer le mimétisme de leur tempérament par une savante énumération de leurs points de convergence. Pour cela, le théoricien socialiste se livre à une lecture érudite de l’œuvre du théologien allemand. Refus de l’exploitation de nos misères, souci d’égalité, primat de la justice, exigence de culture, y compris et surtout pour les plus faibles, révolte contre les puissants, universalisme de la rédemption et des vocations : il y a tout ça dans le Luthérianisme qui le rapproche du Socialisme.

Le verdict tombe, dès lors ! Toutes ces passerelles, posées par-delà les siècles, enjambant l’Histoire et les incompréhensions, sont autant d’arguments donnant crédit au Socialisme. Car, nul doute que l’intention cachée de Jaurès est essentiellement là. Si Luther fut cet annonciateur du Socialisme, ou le Socialisme cette grande idée reprenant les aspirations les plus humaines de la religion (la réciprocité étant évidente), c’est bien la preuve que le Socialisme est un humanisme ; c’est la forme moderne des combats de toujours.

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Contes sur l'Amour

L'Amour plus fort que la mort - La science de l'Amour

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Dimitri Merejkovski
979-10-91260-14-5
2020
Recueil
Littérature classique étrangère

Conteur hors pair, Merejkovski nous plonge, au travers de ces deux nouvelles, en plein quattrocento italien. Nouvelle sur la force des sentiments en butte aux conventions et aux arrangements, L’amour plus fort que la mort est une merveille de subtilité. Contre son gré, Ginevra, jeune femme de la petite bourgeoisie, orpheline de père, et totalement sous la coupe de son oncle Matéo, se trouve dans l’obligation d’épouser Francesco Degli Agolanti, secrétaire près de la République de Florence.

Avec ce mariage, c’est toute la famille Almieri qui s’apprête à entrer dans le grand monde florentin, en réponse au sacrifice de Ginevra qui parviendra, tout de même, à s’extirper du piège de la plus invraisemblable des façons.

Tout autre ou presque est la seconde nouvelle de ce recueil. Avec La science de l’Amour, Merejkovski livre une ode à la fidélité entre époux. Au travers de cette nouvelle, l’auteur russe nous invite à continuer d’aimer les êtres qui nous sont chers et qui partagent notre vie.

Messer Fabricio, professeur érudit de l’université de Bologne rencontre un jour un élève particulier, Bucciolio, à qui il prétend pouvoir enseigner la science de l’Amour. S’en suivra un savoureux quiproquo mettant au supplice nos deux prétentieux. Très ironique, comme l’atteste son titre, cette nouvelle nous instruit et nous avertit. Elle nous prévient qu’il nous faut craindre nos vantardises. Vouloir ériger l’Amour en science est forcément aléatoire et prétentieux, car l’Amour est avant toute chose une chance, un privilège tenant à nos inclinaisons, sans raison à donner pour tout ça.

Dimitri Merejkovski, sublime et méticuleux, maître en symbolisme et touchant de réalisme, livre avec ses Contes sur l’Amour, deux nouvelles bouleversantes.

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La sentence inverse

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Grégory Vuibout
979-10-91260-46-6
2020
Roman
Littérature policière et noire

Rien ne semble distinguer Charlotte en ce début de soirée de septembre et pourtant elle s’apprête à commettre un geste insensé. Préoccupée, la peur lui tenant le corps, elle ne voit pas l’homme qui de loin la suit et la suspecte. Lui, c’est Douglas, une pauvre âme en perdition. Il a un grand plaisir Douglas, c’est de suivre les femmes seules, de sentir son désir monter, la peur qui vient à les surprendre lorsqu’elles le remarquent excitant toujours plus l’instinct prédateur de ce fou aux apparences trompeuses.
À chaque fois le rituel est le même : sa proie repérée, il lui emboite le pas puis il fait taire les quelques voix qui le condamnent. Il sait que sa conscience cède vite et que cet excès de réserve va bientôt se taire. Mais ce soir est décidément spécial, car cette jolie rousse a des charmes qui le forcent à toutes les audaces.
Dès qu’il le peut, il engage la conversation avec Charlotte et sans rien n’y comprendre l’ennemi devient étrangement complice. Les points communs sont multiples entre eux et que dire de cette étrange entente qu’ils se découvrent à mesure que le bus les transporte. Ce qui avait commencé comme une tragédie se transforme en une belle histoire unissant deux êtres à l’abandon. Mais ce n’est là qu’une douce supercherie, car Douglas sait ce que vient de faire Charlotte. Tout à l’heure, il était là, au loin, jouissant de sa surveillance malaise, quand elle était entrée dans l’immeuble. Les coups de feu, il les a entendus depuis la rue, puis il se souvient de l’inquiétante prudence avec laquelle Charlotte avait quitté l’immeuble, comme un criminel fuit sa victime.

Charlotte, s’abandonnant, trouvera-t-elle la force de tout lui raconter pendant cette longue nuit d’errance vers laquelle ils partent. Et lui, comment expliquera-t-il qu’il en connaisse autant sur elle sans se trahir ? Entre le paumé au grand cœur et sa proie, fille à la dérive, va s’engager un troublant jeu de confessions. Mais déjà le terrible danger qui fond sur eux se précise. Rien ne survivra au sortir de cette longue nuit glaçante.

La sentence inverse est la quatrième parution de Grégory Vuibout aux éditions Myriel."

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J'ai vu mourir l'innocece

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Renaud Erlich
978-2-36946-042-8
2019
Nouvelle
Littérature contemporaine

Tugdual, jeune diplômé, décide de partir fêter sa nomination à un poste prestigieux en Corse. Il y a avec lui Roxanne, sa petite amie. Le projet du couple est simple : ils ambitionnent de faire le tour du Cap Corse en Kayak. Pour lui, c’est un peu un rêve qui se réalise, là où Roxanne s’extasie littéralement de ces jours passés en présence de l’homme qu’elle aime. Mieux connaître la Corse est, pour elle, un moyen de découvrir l’endroit où Tugdual passait ses vacances d’enfant. Par ce voyage, le couple pense s’accomplir et se découvrir mutuellement l’un l’autre. Malheureusement, c’était mal connaître les cruautés du destin, car rien du paradis attendu ne se réalisera pour les deux amants.
Leur périple, c’est de la ville de Tomino qu’ils l’engagent. Le matin du départ, ils croisent un groupe d’amis avec qui ils avaient sympathisé plusieurs jours auparavant. Tous rient et s’amusent. On croirait ce petit monde voué à un bonheur éternel. La tragédie ne saurait concerner ces êtres lumineux, tous enfermés dans l’idée que, décidément, rien d’horrible ne pourrait les concerner.
Plus haut, dans les terres montagneuses de Corse, l’assassin n’avait pas beaucoup dormi la nuit précédente. Il n’en pouvait plus de vivre. Depuis plusieurs heures, il se demandait quoi faire, quoi espérer. Le hasard allait choisir pour lui, car ses victimes étaient parfaitement étrangères à sa vie avant qu’il n’aille les tuer. Lorsque les kayakistes prenaient l’eau, l’assassin se levait à peine. Le terrible destin était en marche.
Les témoins du carnage sont rares. Tugdual est de ceux-là et, quinze ans plus tard, il n’a rien oublié. Alors, pour vaincre ses remords, Tugdual décide de confesser sa terrible angoisse. J’ai vu mourir l’innocence est ainsi un exorcisme. C’est la longue confession d’une bien triste histoire.
Longue nouvelle contant l’inénarrable, interrogations sur ce qui aide un homme à survivre, J’ai vu mourir l’innocence dresse le terrifiant décor de l’enfer. La mort y attrape l’innocence avec une facilité qui, immanquablement, effrayera ses lecteurs. Ce sont nos fragilités que Renaud Erlich énumère ici.
J’ai vu mourir l’innocence est la troisième parution de Renaud Erlich aux éditions Myriel.

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Questions de méthode

Droits de l'Homme et Démocratie

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Jean Jaurès
978-2-36946-025-1
2019
Essai
Philosophie

On ne présente plus guère l’œuvre politique et militante de Jean Jaurès. Mais, concernant son œuvre intellectuelle, force est de constater que sa profusion la rend complexe à connaître dans son ensemble. Et pourtant, quelques grands textes de l’ancien député du Tarn contiennent à eux seuls l’essentiel de sa pensée. Questions de méthode est au rang de ces textes qui en une demi-centaine de pages exposent les conclusions de toute une œuvre.
Questions de méthode pose les principes du combat jauressien pour l’instauration d’une République socialiste. Pour cela, Jaurès y convoque ses grands ainés. Il y ferraille avec les présocialistes, les républicains du premier XIXe siècle et bien sûr avec les révolutionnaires de 1789. Il entend s’avouer leur héritier. Pour son grand projet socialiste, Jaurès démontre qu’il est indispensable d’interroger la pertinence de ce qu’ils nous ont laissé. Car nombre de leurs espérances n’ont pas encore trouvé à se réaliser. Le Socialisme, lui, s’y emploiera.
Si deux méthodes s’affrontent dans le corps de son argumentaire, c’est évidemment que toutes ces affirmations viennent à l’encontre de l’héritage marxiste. Car pour Jaurès, le diagnostic est posé. Il est tranchant et sans appel. Marx et Engels, et par ricochet ceux s’en réclamant, ont tort pour tout ce qui touche à la question de l’héritage révolutionnaire. Si l’avenir du Socialisme est une question de méthode pour lui, c’est parce qu’il faut refuser Marx sur cette question.
Questions de méthode, c’est un peu l’anti Manifeste du Parti communiste. C’est un texte de combat et un appel. Par et pour lui, Jaurès vise un Socialisme soucieux de démocratie. Il pense que le progrès social peut passer par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Avec ce texte, Jean Jaurès fonde la Social-démocratie. Il pense par avance le Socialisme des siècles d’après. Question de méthode frappe l’âme. C’est un texte exceptionnel de modernité et de prévenance.

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Regards sur le monde actuel

Essai sur l'Histoire en préparation

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Paul Valéry
978-02-36946-084-8
2019
Essai
Histoire

Il y a chez Paul Valéry une ambition de totalité que son Regards sur le monde actuel incarne à la perfection. Ce livre expose bien plus qu’une pensée, il illustre une démarche, comme une vocation ; le lire revient à mettre à jour l’essence même de son auteur.
Poète, citoyen engagé, diplomate, professeur, théoricien ; il n’est rien que cette exceptionnelle intelligence n’osa aborder. Entre création et réflexion, esprit ambitieux voulant tout esthétiser, Valéry traversa le monde en esprit lucide, en chercheur de sens.
La Politique nous guide par l’abus et l’Histoire est souveraine sur les questions touchant à notre devenir ; c’est fort de ces deux principes qu’il se lance dans la rédaction de Regards sur le monde actuel. En ressort un livre confondant de lucidité. Le grand théoricien comprend tout, il explique tout.
Car le monde se fragilise, sous nos yeux qui ne voient rien ou si peu. Face à l’autoritarisme, d’évidence, la Démocratie ploie et ce sont nos libertés qui, immanquablement, fluctuent. L’Homme, dans le grand tourbillon, vacille et s’illusionne, forcément. Il prend pour intemporel ce qui ne l’est pas : pour vaincre ses fragilités, il s’ancre à de longs dérivants. Valéry ne voulut en rien faire acte de pessimisme avec ce texte, il voulut simplement prévenir.
Son avertissement raisonne encore de nos erreurs, presque quatre-vingt-dix ans après sa formulation. Oui, les civilisations sont nos tombeaux !! Il est illusoire et vain de les croire intemporelles. L’Homme, créateur du fond intellectuel de ce monde, là est son bon côté, son honneur même, peut tout autant s’en montrer le destructeur.
Et Valéry le sent tout autour de lui ce grand principe de destruction. Lorsqu’il écrit sa prémonition, l’Europe se croit Olympe. Elle a moins d’une décennie de bonheur devant elle.
Et tout ça, Valéry le pressent…

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Garder les innocents

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Claude Lestimov
978-2-36946-043-5
2019
Nouvelle
Littérature contemporaine

Pour Jérémy, tout aurait dû se passer normalement en ce début de week-end. Il s’apprête à partir travailler ; Nora, sa femme, dort comme si de rien n’était. Il y a bien les travaux de l’immeuble d’en face qui agace le jeune couple et rompt son confort. Mais à la longue, ils se sont faits à tous ces bruits. Lorsque le téléphone sonne, Jérémy sait que c’est son patron qui l’appelle en catastrophe. Il y a beaucoup de travail dans l’entreprise, il faut absolument qu’il vienne au plus vite.
Nora, réveillée par le coup de téléphone, part rejoindre Jérémy dans la cuisine avant son départ. Reviennent déjà ses angoisses à l’idée de se retrouver seule et cela a pour effet de déclencher le travail. Elle est enceinte de plus de huit mois et c’est aujourd’hui qu’elle va accoucher. Alors, en urgence, Jérémy prévient sa sœur et quelques amis de venir les aider. Tous se retrouvent à la maternité de bon matin, prêts à l’entraide.
C’est aussi pour eux l’occasion d’évoquer le bon vieux temps. Il y a là Betty, José, Yassine et Isabelle. Jean-Daniel, prit par son travail, n’a pu se libérer. Dommage, car il est un des rares à connaître le prénom que Nora et Jérémy donneront à leur fils. Très vite, Hectorine, vieille femme chez qui trois d’entre eux avaient vécu en sortant de l’orphelinat, arrive. Après tout, quoi de plus normal ? Cet enfant c’est un peu son petit-fils à elle aussi. C’est pour ça que Jérémy veut lui donner le prénom qui tient le plus à cœur d’Hectorine.
Longue nouvelle narrant la force des sentiments et les tentations de la loyauté, Garder les innocents est un hommage à l’amour maternel. Ce groupe d’adultes y encensant les sacrifices d’une femme, leur quasi-mère, met à nu ce que sont nos dettes d’enfant.
Garder les innocents est la deuxième parution de Claude Lestimov aux éditions Myriel.

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Mes adieux au journalisme

Eloge du débat d'idées

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Emile Zola
978-02-36946-083-1
2019
Article
Journalisme

En 1881 Zola est encore un écrivain prometteur qui n’a pas totalement écrit toute son œuvre. Son nom de plume est renommé. L’année précédente paraissaient Nana et Les soirées de Médan. Sa notoriété s’installait. C’est un homme que le monde de la presse courtise, d’autant qu’il est lui-même féru du travail journalistique. C’est pour cette raison qu’il accepte de travailler pendant un an pour Le Figaro. Suivront plusieurs mois d’intense collaboration. Zola est déjà le grand observateur et le courageux dénonciateur que l’Affaire Dreyfus, dix-sept ans plus tard, révèlera avec maestria. Les directeurs du Figaro se disent que, finalement, cet écrivain est un formidable journaliste. Mais Zola décide pourtant de cesser là la collaboration. Le journalisme ne l’a que trop accaparé. Cette collaboration avec Le Figaro sera sa dernière aventure de presse. Il a décidé de revenir à la Littérature pour de bon. Sa grande œuvre reste à écrire. Il porte en lui une épopée et cela lui prendra du temps. Son énergie et ses efforts il les voue tout entier à la Littérature et à rien d’autre. À partir de ce jour, les seules incartades qu’il s’autorisera dans la presse seront toujours consacrées à la Littérature. Il continuera quelques collaborations de presse, mais toujours pour faire part de son opinion sur la Littérature de son temps. Ce qu’il quitte ici c’est davantage le journalisme de débats politiques.
Mais il y a un peu partout en France des gens qui aimaient lire ses articles. Il leur doit des explications. C’est à eux qu’il destine cet article d’adieux. Court et percutant, cet article se voudra profond bien avant d’être larmoyant. C’est hors de ses habitudes, toute façon, que de céder aux sentiments bien avant d’oser réfléchir, interpréter, puis finalement juger et conclure.
Cet article aura un nom qui aujourd’hui peut tromper. Ce n’était pas là l’intention de Zola qui, sincèrement, pensait qu’à compter de 1881, il n’y aurait plus que la Littérature dans sa grande œuvre. Ce fut le cas jusqu’à l’Affaire Dreyfus. Affaire qui par son importance et son exigence morale le forçat à revenir vers le journalisme d’engagement. Mais il n’empêche que dix-sept ans avant J’accuse, Zola écrivit ses adieux au journalisme. C’est ce texte, tout à la fois profond, dense et terriblement courageux, que nous faisons ici reparaître.

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Le procès de Louis XVI

Révolution et Régicide

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Jules Michelet
978-2-36946-015-2
2019
Récit
Histoire

Dans le grand livre d’Histoire de France laissé à notre lecture, Michelet s’attarda plus particulièrement sur la Révolution française. La chose est normale pour un homme du XIXe siècle, contemporain d’une époque où la Révolution était encore terriblement présente.
Lorsque Michelet aborde la question du procès de Louis XVI, il entend prioritairement faire montre de complexité. La mise en accusation de l’ancien roi n’a rien à voir avec le jugement d’un innocent. Car Louis XVI était coupable pour Michelet. En amorce à l’écriture de son procès, le grand historien, intransigeant, dresse l’acte d’accusation du dernier Bourbon absolutiste. Alors, ceci fait, tout devient presque simple pour Michelet. Car loin d’en rester à de simples évidences, il entend montrer pourquoi et par la faute de qui Louis XVI fut condamné à mort. Ses juges, improvisés, souvent duplices, pourquoi ont-ils pris cette décision ?
Le procès de Louis XVI c’est l’acte révolutionnaire par excellence, c’est l’amorce à tout ce qui, par la suite, ensanglantera la Révolution. Lorsque des hommes jugent le représentant de Dieu sur Terre, ils se condamnent à devoir mourir à leur tour. Et Michelet de conclure. Il y a quelque chose du suicide collectif dans le procès de Louis XVI. Il y a toute la Révolution, exprimée en actes, l’espoir y présidant. Il y a surtout l’angoissante question du « qu’arrivera-t-il ? » maintenant que le tabou ultime, celui du Régicide, est à présent transgressé.

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Joseph Fouché

La figure cachée de la Révolution française

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Stefan Zweig
978-2-36946-014-5
2019
Biographie
Histoire

Tout a été dit ou presque sur Stefan Zweig le novelliste et grand témoin de son temps. L’histoire de la littérature a su faire une place importante au grand auteur autrichien. Ses dons de conteur furent si appréciés de son vivant que certains allèrent jusqu’à regretter que le natif de Vienne n’ait pas eu l’envie de pousser plus loin ses dons de romancier. C’est que Zweig fut engagé sur bien des fronts stylistiques pour pouvoir exceller dans tout ce que son énorme talent lui offrait comme possibilités.
Parmi ces autres genres dont se peuplent sa grande œuvre, il y les biographies. Féru d’histoire, de lecture et d’actualité, Zweig ne pouvait passer à côté des grandes figures du temps d’avant. Un écrivain guida, c’est certain, Zweig vers tant de considération pour la discipline historique : c’est Balzac. Dans l’introduction qu’il consacre ici à Joseph Fouché, Zweig fait allusion à sa dette vis-à-vis du grand écrivain français. À le lire, seul Balzac sut comprendre avant tout le monde l’étrange beauté de Fouché. Car il y a tout dans la carrière de l’ancien oratorien. Il y a le dépassement d’une éducation première qui le vouait aux questions religieuses ; il y a l’arrivisme, comme beaucoup d’hommes de son temps d’ailleurs et il y a l’envie de faire l’Histoire à tout prix. Fouché, c’est bien plus qu’un Rastignac si on en reste à l’univers balzacien. Car Rastignac ne fut en rien le crime ou la mise à mort. Fouché, lui, n’hésita jamais à tuer, quitte à se raviser et à tout faire pour, finalement, s’en dépêtrer par la ruse ou le reniement de ses crimes.
Fils d’esclavagiste finissant par promouvoir l’abolition en 1794 ; élève des oratoriens devenu bruleur d’église pendant les pires heures de la Révolution. Missionnaire de la République à la violence inouïe, ministre de la Police criminel, grand commis de l’État comploteur contre qui l’embauche, ancien révolutionnaire finissant sa vie en homme anobli. Fouché fut tout ça. Il fut essentiel à l’histoire française des années révolutionnaires et impériales. Il fallait bien l’immense talent d’un écrivain comme Zweig pour nous raconter cette vie hors du commun.

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Le militarisme et la religion

Texte intégral

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Léon Tolstoi
978-2-36946-024-4
2018
Article
Histoire

Tout ou presque a été dit du Tolstoï militant mais notre connaissance intime de ses combats reste encore terriblement imparfaite. Tolstoï eut tellement de rage et d’emportements qu’une simple énumération de tous ses engagements parait impossible. Pacifiste, amoureux des beautés de la nature, homme féru d’égalité et d’éducation, esprit rationnel, être mystique, père, mari ; les vies de Tolstoï ont été multiples.
Mais que savons-nous réellement de son refus militaire et de ses convictions religieuses ? Très peu de choses à vrai dire. Car chez Tolstoï, tout fait sens. Les chemins de sa révolte ne cessent à chaque fois de se rejoindre. Si ce monde l’effraie, c’est par son militarisme forcené. De même, s’il voit dans la société monarchique une évidente injustice, c’est parce qu’elle classe les hommes et qu’elle les humilie. Et à chaque fois que la révolte se lève, qui envoie-t-on pour tenir cet affreux système en place ? Eh bien, les militaires !! Chez Tolstoï, le militarisme, c’est ce qui rend l’injustice politique pérenne, c’est ce qui la sauve du peuple en colère. Ce sont les militaires qui tiennent les souverains en place. Les combattre eux, c’est refuser l’ordre politique. Il en va essentiellement de ça lorsque Tolstoï affronte le militarisme. Ne reste, après ça, qu’à asséner d’autres attaques contre les autres complices de cette injustice : les hommes d’Église. Et pour cela, Tolstoï n’y va pas à l’économie. Il le dit crânement, sans peur, dans ces quelques lignes : c’est toute la religion orthodoxe, cette religion d’État russe, qui est une imposture.
Dans ces deux très courts textes, Tolstoï met à jour tout son courage intellectuel et citoyen. Il surprend par sa modernité, son esprit de révolte, et son époustouflante liberté de ton.

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